


Dieudonné Bondoma fait un état des lieux de la mise en œuvre de ce concept au Cameroun, dans un ouvrage publié récemment.
« La réalisation d’un projet en PPP ne se décrète pas. Elle est la résultante d’une bonne planification, d’une réparation et d’une analyse minutieuses par les acteurs compétents d’un processus fluide, objectif et transparent. Elle doit s’intégrer dans un cadre légal et institutionnel dépouillé de tout goulot d’étranglement, qui assure une parfaite lisibilité et une bonne prévisibilité à tout investisseur privé.» Ce dernier paragraphe de l’ouvrage « Les partenariats public-privé au Cameroun : état des lieux et esquisse de perspectives pour la modernisation des infrastructures nationales et transnationales » de Dieudonné Bondoma résume l’idée qu’il veut transmettre. En fait, le président du Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (Carpa), cellule opérationnelle dans la procédure de contractualisation des partenariats public-privé (PPP) donne les clés de compréhension de ce mode de financement. Des acteurs impliqués dans la chaîne, aux projets actuellement en cours de réalisation, en passant par les goulots d’étranglement, dont la mauvaise préparation des projets.
Au Cameroun, plusieurs pas ont déjà été franchis dans l’implémentation du concept de PPP. Il y a par exemple l’élaboration d’un ensemble de mesures visant à revoir le cadre légal, règlementaire et opérationnel des contrats à PPP. Il y a aussi la restitution des travaux d’identification et d’études des projets potentiellement réalisables en PPP. En quatre chapitres donc, le président du Carpa explique comment réussir les PPP. Dans un premier temps, on peut retenir que les projets en cours sous ce régime sont dans les secteurs de la santé, l’électricité, le transport urbain, l’immobilier, les télécommunications, etc. « Il ressort cependant que les PPP n’ont pas encore atteint la vitesse de croisière dans le pays, même s’ils ont tendance à se consolider dans le temps. Ainsi, les impacts qu’ils ont produits dans certains pays développés tardent encore à se manifester au Cameroun », explique Dieudonné Bondoma dans son ouvrage paru aux Editions Afrédit.
Dans cette logique donc, l’auteur voudrait faire comprendre que tous les projets ne peuvent pas bénéficier d’un partenariat public-privé, « l’expérience montre que le secteur de l’énergie présente un grand potentiel des projets « PPPables ». Il en est de même du secteur des transports ». L’auteur donne quelques recommandations notamment le test du marché, la disponibilité des ressources humaines et financières, la mise en place d’un cadre juridique cohérent, la promotion de la tolérance zéro.